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La crise des subprimes -- piazu

last modified: 2008-04-13 06:17:00
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La crise des subprimes

Les Américains ne sont pas exactement comme nous. Les banquiers américains ne sont donc pas non plus exactement comme nos banquiers.

Comme l’histoire des Etats-Unis est truffée de gens ayant réussi avec le handicap maximum (Michael Jackson par exemple) le banquier américain pense que ses clients aussi peuvent s’en sortir avec le handicap maximum.

Il prête donc de l’argent aux pauvres, aux surendettés, aux chômeurs et aux Portoricains. Il leur prête beaucoup d’argent pour qu’ils puissent eux aussi avoir un petit pavillon avec un garage et un panier de basket.

Mais le banquier américain n’est pas complètement con quand même, il a fait des études, et il pense que son client afro-américain va payer si on lui donne les moyens de réussir. Il lui fait donc un prêt dont les intérêt changent en fonction de plein de choses pour ne pas sortir perdant de ce grand geste de générosité.

En même temps, il fait rembourser les intérêts au fur et à mesure (ça se voit pas trop dans le budget des familles portoricaines) et la grosse somme quelques années après, en ayant intégré l’idée que l’immobilier devient toujours de plus en plus cher.

Sauf qu’à partir de 2006, l’immobilier a arrêté d’augmenter, on peut même dire que les prix ont chuté, et là, le banquier américain s’est retrouvé bien emmerdé, et sa banque a fait faillite. C’est une chose très triste quand une banque fait faillite. Le banquier essaye de cacher sa misère en remplissant des sacs de pièces avec de la terre, par exemple, mais les clients ne sont pas dupes.

Alors ils viennent, pleins de rage et de désespoir, récupérer leurs sous avec des brouettes. Sauf que les premiers arrivés sont les premiers servis, et les derniers se retrouvent aussi emmerdés que les banquiers. C’est une chose très triste, et ça s’appelle la crise des subprimes. Mais il semble que tout ça soit pour de faux, car on m’a dit que la  sphère de l’économie réelle n’était pas encore touchée. Ouf, on l’a échappé belle.

 

-- piazu